
"ZONE TRÉSORS"
Un authentique trésor à la portée de votre détecteur
LE TRÉSOR DE LA FORÊT DE BLOIS
(Totalement inédit)
Dossier réalisé grâce au concours de Mr Pierre Deteil, historien documentaliste et Melle Millot, rédactrice.
En 1878 un riche marchand de bêtes, ou maquignon si vous préférez, du nom de Lucien Basdevant, qui possédait de nombreux fermages et terres d’embouche (prairies de première qualité destinées au bétail à faire grossir rapidement) se rendait au mariage de sa nièce Isabelle à Onzain situé à l'ouest de Blois. Il revenait de la foire où les ventes avaient été nombreuses. De plus il avait encaissé le montant d’une dette importante que lui devait un autre maquignon de ses amis. Ses fontes étaient lourdes des bons gros Napoléons en or qu’il avait perçu le matin même ainsi que d’une splendide argenterie composée de 128 pièces qu’il avait ramené de Paris et qu’il destinait tout spécialement à sa nièce en cadeau de mariage. La matinée étant avancée, pour gagner du temps il décida de prendre un chemin de traverse appelé « Allée de Bury » qui coupait la forêt de Blois en direction du petit village de Chambon sur Cisse non loin d’Onzain. Au beau milieu des bois il fut attaqué et dévalisé par une paire de brigands. Il ne dut la vie sauve qu’à sa promptitude à courir dans la futaie alors que les deux crapules étaient occupés à vider les fontes de leur précieux contenu. Par chance il rencontra un bûcheron qui coupait du bois non loin de là. Le brave homme comprenant l'urgence de la situation le prit en croupe et le ramena bien vite à Blois. Une chasse à l’homme fut immédiatement organisée par la maréchaussée aidée de puissants mâtins et d’une bonne trentaine de volontaires qu s’étaient joints à la traque dans l’espoir de toucher la prime promise par le riche marchand à celui qui lui ramènerait son avoir. Les molosses retrouvèrent sans hésitation la piste des brigands, la troupe s’engagea dans les bois à leur poursuite, mais vers les 16 heures de l’après midi une forte averse ralentit l'avance et coupa bientôt le flair aux chiens qui finirent par perdre définitivement la trace. La nuit tomba et interrompit les recherches. Au petit matin la cinquantaine de poursuivants reprirent la chasse à l’homme, enfin vers les 10 heures ils aperçurent une fumée traînant dans le sous bois puis localisèrent rapidement les deux gredins réfugiés dans une ruine à la sortie du chemin de Bury, juste avant d’arriver au village de Chambon sur Cisse à l'endroit nommé « L’Âne blanc ». Ils avaient eu la mauvaise idée de faire un feu pour se réchauffer durant la nuit qui les avait trahi. Avant que la maréchaussée ait eu le temps de faire les sommations d'usage et d’interpeller les malfrats, une pluie de plombs s’abattit sur eux, tirés comme des lapins par les poursuivants sans uniforme … chacun voulant être le premier à récupérer le magot afin de toucher la prime promise ! On se précipite, on fouille les dépouilles et la ruine … Rien. L’un des brigands râle encore … On s’approche de lui et on l'interroge avec insistance: « Où est le magot ?? » « Où est le magot ?? » … L’homme agonisant tend mollement le bras vers la forêt index pointé sur les grands arbres et dans un murmure à peine perceptible dit « là sous le grand chêne … dans un trou .. » Puis plus rien, il vient de mourir !
La troupe se précipite à l'endroit indiqué et les recherches s’organisent.
On fouille, on creuse, on explore les trous de lapin et renard, on remue l'humus à la recherche d'un indice ....en vain RIEN. Plus tard on fera appel aux
radiesthésistes, aux sourciers et même à un célèbre cochon que l'on disait "dénicheur de trésors" … En Vain; le trésor restera introuvable et pourtant il est
bien là ! Alors si le cœur vous en dit !
Observations de Latincom :
Une bonne carte détaillée et une visite au plan cadastral de la Mairie de Chambon sur Cisse (où l’on pourra retrouver les noms de lieux de la commune, même anciens) vous aidera certainement à situer l'endroit avec précision. En forêt l’apport d’humus est constant, surtout sous les grands arbres. Un « grand chêne » est un chêne centenaire, il y en a de nombreux exemplaires dans cette magnifique partie de la forêt qui borde le village de Chambon. Un bon détecteur à Inductions Pulsées sera indispensable pour effectuer des recherches à bonne profondeur. L’argenterie devrait permettre une localisation facile du butin surtout si l'on est équipé d'un Deepers (128 pièces en argent plus les Napoléons … un sacré volume ... Un sacré magot à la portée des meilleurs détecteurs !). Bonne chasse.
Une belle trouvaille réalisée en
forêt de Blois, un authentique fer à cheval en or de 824 grammes! Ne vous demandez plus pourquoi un fer à cheval porte bonheur.
Prochains articles : Le fabuleux trésor de l’Atlas – Les pots de pièces de l’Aude - Le trésor de Timgad près de Constantine.
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